Pour la première fois de ma vie, je fais face à la maladie
Hello à toutes et à tous,
Je suis heureuse de vous retrouver en ces premiers jours de printemps et surtout, j’espère que le retour du soleil, de la chaleur et des journées plus longues vous fait du bien ✿
Pour ma part, depuis que je suis rentrée en France il y a quelques jours, je traverse une période assez difficile émotionnellement : une personne de ma famille est malade.
Je ne me sens pas prête à rentrer dans les détails, mais c’est quelque chose d’assez important qui a nécessité une opération et plusieurs jours de convalescence. C’est encore le cas d’ailleurs, c’est pour cette raison que je ne suis pas très présente sur les réseaux en ce moment.
J’ai hésité à vous parler de ce sujet, déjà parce qu’il est intime mais surtout parce que j’avais peur des réactions. J’avais peur de ne pas savoir les gérer, de vouloir me replier sur moi-même, de regretter d’en avoir parlé.
Puis je me suis rappelée que c’est toujours, toujours, l’écriture qui me fait du bien. Qui m’aide à traverser des périodes difficiles. À poser ce que je ressens, ce que je n’arrive pas à exprimer d’une autre façon.
… Et surtout, de le partager. De voir que je ne suis pas la seule à traverser ça et que beaucoup d’entre nous sont passés par là.
Cet article sera sûrement un peu brouillon aujourd’hui, je m’en excuse par avance, mais je l’écris de la chambre d’hôpital et je ne me sens pas la force de structurer mes pensées. J’espère que sa lecture vous sera quand même agréable. ♡
Déjà, qu’est-ce que ça fait bizarre de voir un proche diminué de la sorte, avec des tuyaux et des sondes de partout. On le voit à la télé, mais quand ça nous touche de si près, c’est différent.
Je trouve que ça demande du courage, d’affronter ça. Ou peut-être de l’amour, je ne sais pas.
Mais surtout, ça m’a mise face à une dure réalité :
La santé, c’est vraiment les fondations sans lesquelles rien ne peut avoir de sens
C’est la base, c’est le plus important.
Et je crois que quand tout va bien, on peut avoir vite tendance à l’oublier. En tout cas, moi, je l’oublie vite. Je prends la santé pour acquise.
Quand je remercie, chaque soir avant de dormir, j’oublie souvent de remercier d’avoir la santé. Je remercie de vivre dans les montagnes, d’avoir un toit sur la tête, d’avoir un amoureux… Mais j’oublie souvent de remercier d’avoir la santé, moi et mes proches.
Parce que la maladie ne m’avait jamais vraiment frappée de près, peut-être.
C’est vrai, quand ça parait loin, quand on a l’impression que “ça n’arrive qu’aux autres”, c’est facile de penser que ça ne nous concerne pas.
C’est seulement quand on perd quelque chose, qu’on se rend compte de son importance
Mais surtout, ça remet tout à sa juste place.
C’est fou, comme c’est un enseignement qui revient ces dernières semaines.
Au début du mois de mars, avant mon départ pour la Tanzanie, j’étais stressée. J’avais l’impression de ne pas avancer sur l’écriture de mon livre, sur mes réseaux sociaux… J’avais l’impression de stagner, de ne pas être assez efficace, de courir après le temps.
Je me mettais une pression monstre : je me fixais des heures de travail pire que quand j’étais salariée, je disais non à des moments avec mon chéri pour travailler, je ne prenais même plus le temps de cuisiner…
Bref, j’étais stressée.
Puis je suis arrivée en Tanzanie et j’ai rencontré ma nièce : c’est là, que j’ai compris que je ne me focalisais pas sur l’essentiel.
Que je me stressais pour des objectifs certes importants pour moi, mais pas fondamentaux.
Que je me créais des problèmes
Que je courais après un accomplissement professionnel alors qu’au fond, quand on prend du recul, nos proches sont tout ce qui compte
J’ai eu comme un déclic : je préfère prendre le temps d’écrire mon livre, tant pis s’il n’est pas prêt dans les temps que je m’étais imposée, mais au moins, j’aurai profité de mes proches et de la vie.
Ça a été un flash : je me suis vue, en décembre, avec mon livre écrit… mais seule.
Sans chéri, sans proches, sans week-ends à raconter.
Et je me suis dit non. Non, ça n’en vaut pas la chandelle.
J’ai choisi de dire non, en conscience, à du temps pour mon livre… pour dire oui à autre chose.
Je ne dis pas que ce soit le “bon choix” mais au moins, c’est le choix que j’ai choisi et avec lequel je me sens alignée. Et je crois que c’est ça le plus important, pour ne pas avoir de regrets.
Le plus fou, c’est que seulement quelques jours après avoir pris cette décision, j’ai appris que cette personne de ma famille était malade
Et c’est venu confirmer ce que j’avais déjà décidé.
Comme pour me tester, ou comme pour me montrer que j’avais fait le bon choix.
Parce que oui, en ce moment, je “perds du temps”, mais en réalité j’en gagne en profitant de mes proches.
D’ailleurs, ça m’a rappelé quelque chose que m’avait dit un médecin avec qui je travaillais dans mon ancien travail. Lors de mon départ, il m’avait dit - je cite :
“Je vous souhaite une très belle réussite pour la suite, professionnelle mais surtout personnelle car, au final, c’est la seule qui compte vraiment”
Ça m’avait profondément marqué, d’entendre ça de la part d’un homme de 60 ans, ayant “réussi” professionnellement.
J’ai trouvé ça si beau et si sage de recevoir ce genre d’enseignements, car ça contraste tellement avec ce que je peux entendre au quotidien. Surtout sur les réseaux sociaux :
✦ “Arrête de travailler pour quelqu’un d’autre, monte ton entreprise”
✦ “Travaille dur, c’est seulement comme ça que tu pourras être vraiment libre”
✦ “Concentre toi sur toi-même et ta carrière, pour pouvoir profiter plus tard”
Et c’est normal, j’imagine : à 30 ans, on se soucie peu de notre santé, on est focalisés sur notre épanouissement personnel, notre carrière…
… Mais avec l’âge, je crois, on se rend compte de ce qui compte vraiment.
Alors je n’ai pas envie de faire la même erreur : courir après une carrière, un statut d’auto-entrepreneur, une “liberté financière”… si c’est au détriment de ce qui compte vraiment.
Je n’ai pas envie de me réveiller à 50 ans avec la sensation d’être passée à côté de l’essentiel
À quoi bon réaliser mes rêves, si c’est pour les réaliser seule.
Je ne dis pas que je vais tirer un trait dessus, loin de là, mais je ne veux plus les réaliser au détriment de ce qui a du sens.
C’est d’ailleurs pour ça que j’avais déjà commencé, depuis plusieurs semaines, à annuler des projets qui me prenaient "trop de temps” par rapport au sens qu’ils avaient pour moi : j’ai mis sur pause ma newsletter, j’ai annulé la création de plusieurs programmes en ligne et j’ai décidé de ne pas organiser d’évènements en présentiel.
J’en avais envie pourtant, ce sont des projets qui me stimulent et me plaisent, mais je n’aurai “pas eu de vie” à côté. Et ce n’est pas de la vie dont j’ai envie.
J’ai choisi de me concentrer sur mon livre et mes réseaux sociaux. Pour garder un équilibre. Pour ne pas être frustrée. Pour continuer de vivre, à côté. Tout en restant stimulée.
Je crois que l’équilibre est propre à chacun, et qu’il est juste important de trouver le sien. C’est du “tâtonnage”, il faut souvent le perdre pour le retrouver mais en tout cas, je vous souhaite de profiter de vos proches tant qu’ils sont encore là. Car je crois, au fond, que c’est vraiment ce qui compte vraiment.
Et qu’à la fin de notre vie, quand il sera l’heure du bilan, ce seront ces moments-là qui reviendront : ces moments entourés, simples mais qui donnent du sens à notre existence ♡
Je vous embrasse fort,
À mardi prochain,
Florine