“Pourquoi ça m’arrive toujours à moi ?”

Hello à toi, j’espère que tu vas bien ♡

Avant de commencer la lecture de cet article, j’aimerais préciser quelque chose : tout ce que je vais dire ici est avec pure bienveillance. Il n’y a aucun jugement. Aucun mépris.

J’ai moi-même eu ce mécanisme de pensée (et l’ai encore parfois) de me dire : “mais pourquoi moi ? Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ?”

C’est humain, il n’y a rien de mal à ça. Mais je crois que pour avancer, c’est important de comprendre que la vie ne joue pas contre nous. Mais avec nous. Et en ça, c’est important de voir nos mécanismes, nos schémas : se positionner en victime en est un.

Maintenant que tout cela est dit, laissez-moi vous raconter mon histoire :

J’ai longtemps été une victime de ma propre vie

Je crois même que dans un sens, je le suis encore parfois. 

J’ai eu le déclic il y a quelques mois seulement.

Ce jour-là, j’étais énervée, frustrée par un comportement de mon copain, et la première pensée qui m’est venue c’était : 

"Pourquoi c'est toujours à moi que ça arrive ? Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ? "

Un mécanisme inconscient, certes. Mais un schéma de pensée de position de victime. 

Comme si “le ciel me tombait sur la tête” et que je ne pouvais rien y faire. 

Comme si c’était toujours moi, la victime dans l'histoire.

Toujours celle qu'on trahit, celle qu'on abandonne, celle qu'on ne respecte pas

La gentille, la douce, la solaire.

Celle qui est toujours là pour les autres.

Celle qui donne tout, qui fait confiance, aveuglément.

Et face à moi, toujours, le grand méchant loup. Le bourreau. Le menteur. Le traître.

Moi, contre le monde entier.

𓆸 Quand la “victime” devient notre identité

Ça m'a pris 10 ans, de voir que je jouais ce rôle-là. Que je rentrais, sans le vouloir, dans le rôle de la victime.

Et que je voyais les autres comme mes bourreaux.

Parce que c'est difficile à assumer. C’est difficile à verbaliser, à dire : “je joue la victime”. 

Notre ego bloque, et il a raison, il fait son travail de protection. 

Il nous protège, nous et notre identité.

Et justement, passer pour la victime, c'était devenu une part de mon identité.

✦ Être “la bonne poire”, celle “à qui on fait toujours du mal”, celle qui est “trop gentille et qui se fait avoir”. ✦

C'était devenu une partie de qui j'étais.

Et je m’y accrochais. 

Autrement, ça aurait voulu dire quoi ? Que depuis tout ce temps, je ne savais pas qui j'étais ? Que je me mentais à moi-même ?

Et puis surtout, ça aurait voulu dire une chose terrible : que moi aussi, j'avais fait du mal

Que je n’avais pas été qu’une victime.

Mais la réalité, c’est que bien sûr que j’avais été un bourreau, moi aussi :

𓆸 Moi aussi j'ai trompé.

𓆸 Moi aussi j'ai menti.

𓆸 Moi aussi j'ai manqué de respect.

𓆸 Moi aussi j'ai manipulé pour obtenir ce que je voulais.

Mais ça, je ne voulais pas le voir. Je ne pouvais pas le voir. 

Je préférais être la victime, que le bourreau.

D'une certaine façon, pour moi, c'était bien plus facile à vivre.

C'était plus facile d'être le pauvre petit agneau, que le grand méchant loup.

Les “avantages” d’être la victime

Parce que quelle que soit la position qu’on occupe - victime ou bourreau - on y reste parce qu’on en retire quelque chose. 

Inconsciemment

✦ Être une victime, ça m'attirait la sympathie.

La pitié.

Les câlins.

L'attention dont j'avais besoin.

Quand je racontais mes histoires de cœur, quand je pleurais devant mes amies, quand je leur disais à quel point j'avais été trahie, abandonnée, blessée…

Elles me prenaient dans leurs bras.

Elles me disaient que ce n'était pas ma faute.

Elles me rassuraient sur le fait que j'étais quelqu'un de bien, que j'avais juste eu de la malchance, que je méritais mieux.

Et ça, inconsciemment, j'en avais besoin.

Parce que c'est ça, au fond :

On choisit de jouer le rôle qui nous apporte ce dont on a besoin

J'avais besoin d'attention. De douceur. De mots d'amour. De réassurance.

Et être la victime de mes relations me l'apportait.

C'était plus facile de dire "Je suis malheureuse à cause de ce qu'il m'a fait" plutôt que de dire "Il m'a fait ça, mais ça ne dit rien de moi. Ça n'a pas d'influence sur ma vie. Je décide de passer au-dessus et d'avancer."

Parce que la deuxième phrase, elle demande quelque chose de terrifiant : celle de reprendre la responsabilité de sa vie.

Cet article est un extrait de mon livre “Guérir des hommes” - en cours d’écriture - qui je l’espère sera disponible d’ici la fin de l’année 2026. J’admets me laisser porter par l’inspiration, en gardant le plaisir d’écrire toujours en ligne de mire. Parce que je crois que c’est ça, au fond le plus important. Et que quand on lit un livre, ça se ressent.

La semaine prochaine, je plongerai plus en profondeur sur la façon de reprendre le pouvoir sur notre vie. Parce que je crois que c’est primordial, en tant que femme, de reprendre ce pouvoir qui nous appartient et qu’on laisse - bien trop souvent - aux autres. Souvent sans le savoir. Souvent sans nous en rendre compte. 

Je vous embrasse fort et vous dit à la semaine prochaine, 

Florine

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