Mon corps m’a littéralement guidée quand j’étais perdue
𓆱 Ce que j’ai compris en apprenant à l’écouter 𓆱
Jusqu’à maintenant, c’est un sujet dont je n’osais pas parler parce qu’il me semblait être abordé partout, par tout le monde.
J’avais l’impression que vous saviez déjà tout, et que je n’aurais rien à apporter.
Puis, il y a quelques semaines, une amie m’a envoyé un message en me suggérant d’écrire un article sur ce sujet.
J’ai trouvé que c’était une bonne idée.
C’est une bonne idée parce que je n’ai pas vraiment de théorie à vous apporter, mais plutôt du vécu.
Du vécu parce que ça va faire 5 années que je suis en connexion profonde avec mon corps.
Qu’il me « parle » et m’envoie des signaux - très clairs et de plus en plus forts, quand quelque chose ne va pas.
Ça va faire 5 ans que je l’écoute et qu’il guide mes choix. C’est toujours lui qui comprend avant mon mental. Avant moi.
Jusque-là, j’avais l’impression que c’était logique, que tout le monde fonctionne de cette façon, mais je réalise seulement maintenant que ce n’est pas le cas.
Et que j’ai une chance incroyable.
⟣ Le dernier exemple en date, le plus marquant pour moi, est quand j’ai quitté mon travail.
Mentalement, je savais que je devrais partir un jour ou l’autre.
Je savais que j’étais épuisée, que je ne trouvais plus de sens et que quelque chose n’allait pas.
Mais je tenais au nom du « mais c’est stable », « mais c’est pas si mal que ça », « mais tu as des collègues super sympas ».
Les petits arrangements que notre cerveau trouve, pour ne pas quitter une situation confortable et stable.
Alors il a fallu que mon corps m’envoie un signal.
À deux reprises, mes règles ont eu beaucoup de retard. Chose qui n’arrive jamais chez moi.
La première fois, c’est arrivé en janvier 2025.
J’ai compris que quelque chose n’allait pas, que j’avais trop de stress, mais j’ai passé l’éponge.
Je me suis dit « ce n’est pas grave, ça arrive, ce sera moins stressant les mois à venir ».
Puis c’est revenu, 6 mois plus tard. Et ça a été un déclencheur pour moi.
Parce que j’ai parfois du mal à m’écouter, à me croire quand je me dis que ça ne va pas. ✴︎
J’essaie de me convaincre que les choses vont s’arranger, que j’exagère et que « c’est peut-être ça la vie ».
Mais par contre, s’il y a quelque chose auquel je crois plus que tout, c’est mon corps.
Quand il m’envoie des signaux, surtout à plusieurs reprises, je l’écoute.
Je l’écoute parce que j’ai une confiance entière en lui, et parce que je sais qu’il sait avant moi ce qui est bon pour moi.
Je sais qu’il n’a pas la barrière du mental, des peurs, qui me font à chaque fois dire « ce n’est pas si grave ».
Quand moi j’hésite et doute, lui, il sait.
Et c’est une boussole de vie incroyable.
Néanmoins, je vous rassure, avant, je n’avais aucune connexion à lui.
Au contraire, je ne ressentais rien. Je me souviens de mes premiers exercices de méditation.
✦ On me demandait de « me concentrer sur mon corps et sur ce qu’il se passait à l’intérieur ». Rien. J’étais totalement déconnectée de lui.
C’est au fur et à mesure, en retournant vivre dans la nature et en me reconnectant à ma spiritualité, que la connexion à mon corps est revenue.
Au début, je n’écoutais pas les signaux. Je ne comprenais pas.
La toute première fois que ça m’est arrivé - je m’en souviendrai toute ma vie, c’était en 2022.
J’étais encore à Paris, je finissais mon Master de droit, j’étais vouée à travailler dans les organisations internationales et vivre à l’étranger avec mon ex petit-ami de l’époque… Quand je suis allée voir une hypnothérapeute.
Elle a changé mon destin.
En seulement quelques semaines, j’ai décidé que je ne travaillerais jamais dans le droit, que je quitterais Paris et que ma relation de 5 ans devait se terminer.
Mais ça n’a pas été clair tout de suite. Surtout pour ma relation.
Ça faisait plusieurs mois que ça n’allait plus, que je ne voyais plus d’avenir commun, mais ça faisait 5 ans et je n’imaginais pas ma vie sans lui.
J’ai développé une sorte d’herpès au niveau de l’œil droit.
Aucun pharmacien, aucun médecin, aucun thérapeute ne comprenait ce que c’était.
J’ai eu des crèmes, ça n’a rien fait.
Ils me disaient d’attendre, que ça allait passer. Mais ça ne passait pas.
Je croyais que le fait d’arrêter le droit aiderait, mais toujours pas.
Je croyais que le fait d’annoncer à mon père mon changement d’orientation aiderait, mais toujours pas.
Je croyais que le fait de me séparer de mon ex petit-ami aiderait, mais toujours pas.
J’essayais de comprendre le signal, parce que je sentais bien que c’était somatique.
⟡ Selon moi, quand quelque chose apparaît comme ça, n’est pas explicable par les médecins et revient malgré les traitements, c’est que c’est somatique.
Et c’était le cas.
Jusqu’à ce que ma mère me dise, de façon tellement détachée - un soir : « ça ira mieux quand tu y verras plus clair ».
Une phrase toute bête.
Une signification toute bête.
J’avais un souci à l’œil, et je n’y voyais pas clair.
Et c’est vrai, je n’y voyais pas clair.
Je parlais encore à mon ex, on essayait encore de trouver une solution pour rester ensemble, il était encore en contact avec ma famille…
Puis, un soir de juin - je m’en souviens encore, j’ai décidé que ce n’était plus possible de rester dans ce flou permanent et j’ai mis un terme.
Je lui ai écrit en lui disant que c’était vraiment fini. Le lendemain, je vous jure, mon souci à l’œil avait disparu. Et depuis, il n’est jamais revenu.
Je ne connais pas par cœur les significations de chaque souci de santé, déjà parce que c’est long mais surtout parce que je pense que ça dépend de chacun.e.
Je pense que pour moi, mon corps est très littéral.
● J’ai un souci à l’œil alors ça signifie que je n’y vois pas clair.
● J’ai des problèmes de dos alors ça signifie que j’en ai « plein le dos ».
● J’ai des problèmes de digestion alors ça signifie que je n’ai toujours pas « digéré quelque chose », une embrouille ou une situation.
● J’ai des problèmes de règles alors ça signifie que j’ai quelque chose à régler au niveau de ma sexualité.
● J’ai des problèmes de peau alors ça signifie que je veux mettre une distance entre moi et le monde, pour que personne ne m’approche.
C’est très littéral, vous voyez.
Pour certaines personnes, le sens est parfois plus subtil.
À chaque fois, je regarde sur internet la signification spirituelle de telle maladie. Et je garde en tête seulement ce qui résonne pour moi.
Ce qui attire mon attention, ce qui me fait dire « ah oui ! » quand je le lis.
Ce qui ne me parle jamais, mais qui parle beaucoup à ma mère par exemple, c’est la différence entre la droite et la gauche.
Pour beaucoup, avoir un souci à l’œil droit ou à l’œil gauche à une grande signification.
Mais chez moi, ça n’a jamais résonné.
Pourtant, beaucoup ont essayé de me faire croire que oui, de m’expliquer. Et je suis sûre que pour eux c’est le cas. Mais juste pas pour moi.
Et je crois que ça demande d’avoir confiance en soi, en son intuition, en son corps.
Si quelque chose ne résonne pas, même si c’est quelqu’un de reconnu qui l’affirme, c’est que ce n’est pas la bonne réponse pour vous.
En tout cas, pas à cet instant. Peut-être plus tard, mais pas maintenant.
Laissez-moi vous raconter une autre histoire.
En 2022 toujours, je venais justement de me séparer quand j’ai rencontré un autre homme. À peine 1 mois après la séparation. 𓆸
C’était beaucoup trop tôt pour moi, c’était hors de question de commencer quelque chose, j’étais vraiment fermée. Très fermée.
C’était trop tôt. Point final.
Encore une fois, c’est mon corps qui a parlé.
Mon bas du dos s’est bloqué, une douleur je ne peux même pas expliquer - similaire à une colique néphrétique paraît-il, à tel point que j’ai fini aux urgences. Deux fois.
En plus de ça, j’urinais du sang.
De quoi faire vraiment, vraiment flipper.
J’ai vu plusieurs médecins, ils m’ont fait des scanners, des tests… mais rien. Encore une fois, aucun ne comprenait.
J’ai donc su, encore une fois, que c’était somatique.
Ça a duré un mois. J’étais sous antibiotique, ça partait, puis ça revenait 5 jours après.
Et surtout, ça revenait dès que je mettais des barrières avec l’homme que je voyais.
Un soir, je m’en souviens encore, il me faisait une déclaration d’amour quand je me suis braquée.
Je lui ai dit que c’était trop tôt, que je n’étais pas prête, et 20 secondes après (je vous jure), j’étais bloquée du bas du dos à ne plus pouvoir marcher ni respirer.
Le signal ? C’était de lâcher.
De lâcher mon mental, mes convictions de « c’est trop tôt après une relation de 5 ans ».
D’arrêter de mentaliser, de réfléchir, mais juste de me laisser porter.
Depuis le jour où je lui ai dis « d’accord, on est en couple », je n’ai plus jamais eu ces douleurs au bas du dos.
Depuis ces événements, qui ont eu lieu en l’espace de quelques mois seulement, j’ai compris que mon corps m’envoyait des signaux pas pour me faire mal, mais pour me guider.
Pour me faire comprendre des choses que je n’arrivais pas à réaliser.
Tant qu’on n’écoute pas, le signal ne part pas. Pire, il s’intensifie, jusqu’à ce qu’on n’ait plus le choix que d’écouter.
⟣ Au départ, ce sont des petites douleurs.
C’est souvent là, qu’on ne le prend pas au sérieux. Qu’on se dit que ce n’est rien, que ça va passer. On prend un médicament en se disant que d’ici demain ce sera oublié.
⟣ Puis ça revient, plus fort, plus intense, jusqu’à ce qu’on comprenne qu’il y a un problème, pour de vrai.
Tout notre challenge, c’est d’arriver à écouter le signal avant qu’il ne devienne trop fort. Avant qu’il ne nous fasse trop mal et nous laisse des séquelles indéniables.
༗ J’espère que cet article vous aura plu et aura résonné en vous. J’ai essayé d’y décrire le plus finement possible mon histoire avec mon corps et les signaux qu’il m’envoie dès que quelque chose ne va pas.
J’espère qu’il vous donnera envie d’écouter un peu plus votre corps, même quand on en n’a pas envie, même quand « ce n’est pas le moment ». Parce que ce n’est jamais, en réalité, le moment.
J’espère qu’il vous inspirera à faire de votre corps votre boussole interne, à apprendre à le connaître et à entamer une connexion profonde et intime avec lui.
Il a déjà toutes les réponses aux questions que vous vous posez. Il suffit maintenant, simplement, de l’écouter.
Je vous embrasse fort,
À mardi prochain,
Florine