J'ai peur de quitter l'appartement qui m'a sauvée

Pourquoi on a toujours l’impression qu’on ne retrouvera jamais mieux après

Hello à toutes et à tous,

J’espère que vous allez bien en cette fin de semaine ♡

Aujourd'hui, j'ai envie de vous parler d'une leçon qui revient, encore et encore.

Je pensais l'avoir déjà comprise, mais visiblement non

Depuis quelques semaines, la question se pose de déménager chez mon copain

J'habite au bord du lac à Evian, lui dans les montagnes à 15 minutes de chez moi. Et, vous vous en doutez, je suis tout le temps chez lui

Mais cet appartement, je tenais absolument à le garder.

Pas seulement parce qu'il est mon cocon, mon lieu ressource. Mais surtout parce que c'est ici que je me suis reconstruite après ma rupture, il y a bientôt 1 an et demi déjà.

Il y a 1 an et demi, je quittais tout

En mai 2024, je quittais Toulouse pour suivre mon ex-copain en Haute-Savoie, sa région natale. 

On emménageait dans une maison, au cœur des montagnes, avec tous nos animaux. 

Un rêve qui se réalisait, pour moi. Si on m'avait demandé mon vision board, c'était cette vie-là. 

En septembre, je commençais un nouveau travail à Lausanne, dans le marketing. Nouvelles compétences à acquérir, nouvelles personnes à découvrir…

... Nouvelle vie à vivre

En octobre, on se séparait. 

En novembre, je déménageais à Evian. 

L'effondrement

L’impression de régresser

Tout un rêve mis à la poubelle.

Toute une vie à reconstruire, dans une région que je ne connaissais pas. 

Sans proche, sans connaissance. Juste un travail, et cet appartement. 

Ce n'est pas tant la séparation avec mon ex-copain qui a été dure - parce qu'elle était voulue et entamée depuis plusieurs semaines déjà, mais plutôt le fait d'avoir l'impression de régresser. 

De faire une croix sur la vie que j'avais rêvée.

Sur ma maison dans les montagnes. Sur mes animaux.

Je m’en souviens encore, mes cartons dans le coffre et la pluie battant sur mon pare-brise en direction d’Evian, je pleurais

Je pleurais parce que j'avais l'impression de revenir en arrière, en retournant vivre dans un appartement. 

J'avais l'impression de m'éloigner de mon rêve, en quittant les montagnes et en m'installant au bord du lac Léman. 

En réalité, c’était une bénédiction déguisée

Cet appartement à Evian a été encore mieux que cette maison tant rêvée dans les montagnes. 

J'ai découvert la vie au bord du lac - que je ne quitterai plus jamais. 

J'ai trouvé un équilibre, entre ville et montagne, que je ne savais même pas qui existait. 

J'ai connu la vie seule, après 7 ans en couple, que j'appréhendais tant mais que j'ai adoré. 

C'est seulement en regardant en arrière, des mois plus tard, que j'ai réalisé que cette "régression" avait été une bénédiction déguisée.



Il y a toujours du mieux après

C'est là, pour la première fois, que j'ai compris la leçon : 

Et j’insiste sur le “qu’on n’aurait même pas pu imaginer”. 

Parce que notre cerveau ne peut pas imaginer ce qu’il ne connaît pas encore

Il ne peut pas imaginer une autre vie que celle dont on a rêvé - surtout dans des moments de fragilité où l’on reste concentré sur ce que l’on perd, et pas sur ce que l’on pourrait gagner. 

Et c’est normal. 

C’est terrifiant, de quitter quelque chose que l’on connaît - même si ça ne nous convient plus, pour quelque chose que l’on ne connaît pas encore.

Il faut avoir une foi immense. 

Ce samedi soir-là, dans ma voiture sous la pluie battante, je pleurais mais je me répétais “il y aura du mieux après, je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas comment, mais il y aura du mieux après”. 

C’est ça, cette foi. Cette petite étincelle, cette petite lumière, qui apparait dans le noir et qui nous rappelle que l’espoir est toujours là. 

Je me rappelle une phrase de ma thérapeute, à ce moment-là :

“Ce n’est qu’en sautant dans le vide et en ouvrant le parachute que tu peux voler.”

Aujourd'hui, la même peur revient…

Alors aujourd’hui, cet appartement, j’ai peur de le quitter

J’ai peur de ne pas retrouver mieux. 

J’ai peur de perdre mon indépendance. 

J’ai peur de ne jamais retrouver cet équilibre que j’avais trouvé à Evian. 

Alors j’essaie de me rappeler cette leçon, ma propre leçon : 

À l’heure actuelle, tu as l'impression que tu ne trouveras jamais mieux que ton appartement. Parce que c’est ce que tu connais. 

Mais si tu sautes dans le vide, tu verras qu’il y a du mieux derrière. 

Du encore plus aligné. 

Même si tu as l’impression que ce n’est pas possible.

 

Il y a toujours du mieux après, toujours. Mais pour le voir, il faut sauter.”

Alors je ne sais pas encore si je vais déménager. 

Je ne sais pas si je vais rendre les clés de cet appartement qui m'a tant sauvée. 

Mais je sais une chose : si je saute, il y aura du mieux de l'autre côté. 

Même si aujourd'hui, pour être honnête, je ne peux pas encore l'imaginer.

Je vous embrasse fort,

À la semaine prochaine, 

Florine

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Mon corps m’a littéralement guidée quand j’étais perdue