Depuis que j’habite dans un endroit que j’aime, tout a changé dans ma vie
Ça peut paraître évident.
Pourtant je crois que bien souvent, ce n’est pas si facile que ça à mettre en pratique.
Parce que c’est parfois difficile de quitter ses proches, sa famille, son chez soi, son travail, pour s’installer ailleurs.
Parce que c’est parfois plus simple de rester au même endroit, là où notre vie est déjà construite, plutôt que de partir.
Ça a été mon cas.
J’aime Toulouse, car ce sont mes racines, mais j’ai toujours su que je n’y resterai pas.
Sans vraiment savoir pourquoi.
Ce n’est pas là-bas que mon âme s’éveille.
Ce n’est pas là-bas que ma créativité s’enflamme.
Ce n’est pas là-bas que je me sens parfaitement chez moi.
Dès que je partais en week-end à la montagne, je me sentais comme appelée par ces vastes paysages.
Je sentais bien que j’avais besoin d’ailleurs, de plus grand, de plus aligné à moi.
J’ai mis du temps, à déménager dans les Alpes.
Pour être honnête, je ne sais pas si je l’aurai fait sans mon ex copain.
Mais je sais que ça m’appelait, sans vraiment comprendre pourquoi.
La vie à la montagne, mêlée à la vie de ville.
Le parfait équilibre pour moi.
Depuis que je suis arrivée dans les Alpes, je me sens tellement plus alignée. J’ai perdu du poids. J’ai beaucoup moins d’acné.
J’ai plus d’énergie, de projets, de motivation.
Comme si cette terre m’activait.
Je sens qu’elle me guérit.
Je sens que tout va vite, ici.
Je gagne en confiance, en indépendance, en paix intérieure.
Les gens que je côtoie ici ont les mêmes intérêts que moi. Ils aiment la nature, la randonnée, le bivouac.
C’est une ambiance différente, au rythme des saisons.
C’est une vie intense, profonde et bouleversante.
Je n’aurai jamais cru que le simple fait de déménager, de vivre dans un lieu qui m’anime, changerait tant de choses.
M’apporterait tant de paix intérieure, autant de bonheur.
Ce sentiment d’être profondément à sa place.
À sa juste place.
Avant de déménager dans les Alpes, j’avais peur de quitter Toulouse.
J’avais peur de quitter ma famille, mes proches.
Je me souviens m’être même dit, dans un moment de stress : « Pourquoi pars-tu, alors que tu as déjà tout ici ».
Et pourtant.
Pourtant ça m’appelait.
Pourtant c’était plus fort que moi, de bouger.
Je crois que c’est quelque chose qui ne s’explique pas vraiment. Cette sensation de savoir quand on appartient à un endroit, ou non.
Y vivre, ça change tout.
Car c’est toute notre vie qui change.
Notre quotidien, nos activités, notre rythme, nos week ends, nos soirées.
Ce n’est pas « qu’un » lieu de vie.
C’est un lieu qui va nous permettre de nous épanouir pleinement.
De faire ressortir pleinement nos potentiels, nos rêves.
Qui va vibrer à la même fréquence que nous-même.
Qui va nous porter.
Nous aligner.
Quand c’est le bon endroit, on sait.
Pendant des années, à chaque voyage à l’étranger, je me demandais « Tiens, est-ce enfin le lieu dans lequel je voudrais vivre ? Dans lequel je me sentirai parfaitement bien ? ».
Mais ce moment n’arrivait jamais.
Je comprends aujourd’hui pourquoi : parce que les Alpes m’attendaient.
J’ai plusieurs amies qui me disent ressentir cette même énergie, ce même appel, ce même élan lorsqu’elles sont devant l’océan.
Je crois en réalité qu’elles ont déjà leur réponse.
C’est là-bas, qu’elles se sentent apaisées. Profondément connectées, à elles-mêmes et aux éléments.
Et je crois que face à ça, peu de choses font le poids.
J’aime profondément ma famille mais pour autant, je ne regrette pas un seul instant d’être partie.
Parce que je préfère être parfaitement alignée, heureuse dans un endroit que j’aime mais loin de ma famille, plutôt que l’inverse.
Le lieu où l’on choisit de vivre n’est pas un détail.
Il est le socle que l’on choisit de s’offrir.
Et on le sous-estime.
On le fait souvent passer au second plan, après nos proches, nos habitudes, notre travail.
Mais je crois que c’est justement en étant bien quelque part, que l’on peut être bien avec les autres.
Que l’on peut monter nos projets, que l’on peut rencontrer des gens avec qui on se sent alignés.
Même si c’est loin.
Même si c’est difficile au début.
Recommencer du début a un coût, mais c’est tellement rien face à la paix et la joie qui en découlent.
Je vous embrasse fort,
À mardi prochain,
Florine