Je n’ai pas confiance en moi, et je l’accepte

Hello à toutes et à tous,

J’espère que vous allez bien ♡

Je vous écris cet article de Paris, et je dois avouer que ces quelques jours dans la capitale m’ont beaucoup inspirée.

J’ai discuté pendant des heures avec mon amie, de tout et de rien…

… Et ça m’a rappelé que ma source d’inspiration principale, c’est les autres : leurs histoires, leurs peurs, leurs blessures.

Alors justement, samedi soir, au bord de la Seine face à la Tour Eiffel qui scintillait, on discutait de la pression d’être en maillot de bain l’été, et de se retrouver face à une multitude de corps qui correspondent plus ou moins à notre “idéal”.

Mais surtout à quel point l’été, c’est difficile de garder notre confiance en nous. Surtout quand on est exposées constamment à des personnes qui correspondent à nos propres critères physiques, comme c’est le cas à Paris.

Alors ça m’a amené à réfléchir, et j’ai réalisé qu’on se mettait une pression monstre, en tant que femme, à avoir confiance en nous.

Comme si c’était une obligation, une fin en soi.

Et le pire, c’est qu’avec mon amie, on culpabilisait de ne pas “en être là

✺ D’encore se comparer.

✺ D’encore avoir du mal à aimer toutes les parties de notre corps.

✺ D’encore avoir des complexes, des insécurités.

Mais en fait j’ai réalisé que c’est normal.

C’est humain, de se comparer, d’avoir des insécurités

On nous fait croire qu’un jour, on aura pleinement confiance en nous et que plus rien ne nous atteindra.

Qu’on n’aura plus de complexe, de sentiment d’infériorité, de moments de comparaison.

Mais c’est faux.

Je crois profondément que c’est faux.

J’ai longtemps culpabilisé de ne pas encore avoir pleinement confiance en moi.

Je me mentais même à moi-même je pense, en me disant “si, quand même, ça va, je me sens bien dans mon corps”

Je refusais d’admettre que j’avais encore des moments où je ne pouvais plus regarder mon corps dans le miroir.

𓆸 Où je trouvais mes cuisses trop grosses et rêvais qu’elles soient différentes.

Pourquoi ?

Parce que je voulais absolument répondre à l’injonction de “pour être une vraie femme confiante et sûre d’elle, il faut avoir pleinement confiance en toi”.

C’est vrai, il y a ce truc de :

“Si tu te compares encore, si tu n’aimes pas 100% ton corps, c’est que tu ne t’assumes pas pleinement”

Mais désolée, c’esxt si illusoire.

C’est si illusoire parce qu’on traite la confiance en soi comme si c’était quelque chose qu’on pouvait atteindre et garder à tout jamais.

Mais c’est faux, c’est impossible.

La confiance en soi, c’est comme la vie : ça fluctue, ça varie avec le temps

✺ Je peux avoir confiance en moi un jour et me sentir pleinement à l’aise avec mes formes.

Et le lendemain ne pas pouvoir me regarder dans le miroir et détester mes cuisses. ✺

Et ça ne fait pas de moi quelqu’un qui ne s’assume pas ou ne “s’aime pas assez”.

Ça fait juste de moi quelqu’un qui apprend à s’aimer, comme tout le monde.

Je crois que personne ne s’aime 100% du temps, sans jamais se comparer. Même les plus grandes stars, même ces femmes qui ont le “corps de rêve”.

𓆸 Parce qu’on trouvera toujours une femme qui aura quelque chose en plus que nous (des cuisses plus fines par exemple). Et qu’on choisira de se concentrer sur ça, parce que c’est ce qu’on aimerait avoir.

On nous a appris à voir seulement ce qui nous manque, ce qu’on aimerait améliorer…

… Pour ensuite nous dire “mais attention, vous devez vous aimer”

On nous brise, pour ensuite nous faire culpabiliser de l’être.

✺ Alors voilà, je crois que c’est la première fois que j’ose dire “je n’ai pas vraiment confiance en moi, et oui, il y a des jours où je déteste mon corps”.

Parce que ça ne faisait pas très “développement personnel”, ce n’est pas très inspirant.

Parce que je croyais devoir, au contraire, vous apporter des conseils pour avoir plus confiance en vous.

Mais finalement, je crois que c’est pas le plus important.

Bien sûr, poursuivre ses rêves, faire du sport et prendre du plaisir quand on le fait, être entourée de personnes saines qui nous écoutent vraiment, vivre dans un lieu qui nous plaît, avoir un travail qu’on aime…

… Sont des choses qui aident à avoir confiance en soi.

Mais je crois que …

Tant qu’on culpabilise de ne “pas arriver à avoir assez confiance en soi”, on ne dégage pas cette confiance, justement

✦ Mieux encore : c’est en arrivant à clamer haut et fort “je n’ai pas confiance en moi, et alors?”, que ça donne confiance en soi.

Je sais, ça ne paraît pas logique, mais je crois que c’est en se dépouillant d’injonctions, de règles et de pressions, qu’on devient plus légère et qu’on devient plus lumineuse.

Parce que quand on y réfléchit vraiment, ça change quoi, de ne pas avoir profondément confiance en soi ?

Bien sûr, il ne faut pas que ça nous fasse souffrir, que ce soit un handicap dans la vie de tous les jours.

Mais si c’est juste que certains jours, je ne m’aime pas et que j’ai des petites baisses de moral, est-ce vraiment si grave ?

Il y a bien des jours où je me sens intelligente, d’autres bête

✺ Des jours où je me sens pleine d’énergie, d’autres complètement épuisée.

✺ Des jours où je me sens sociable, d’autres réservée sans avoir envie de parler à personne.

Oui, certains jours je n’aime pas mon corps, certains jours je me compare.

Et même si je tends vers un objectif de ressentir ça moins souvent, je n’ai pas à culpabiliser de ne pas encore y arriver.

La confiance en soi est un chemin, pas une destination

Je ne suis pas certaine que quelqu’un y soit vraiment arrivé et y soit resté jusqu’à la fin de sa vie, en réalité.

Alors arrêtons de nous mettre la pression, mettons-nous en maillot et foutons-nous la paix. ♡

Je vous embrasse fort,

À mardi prochain,

Florine

Suivant
Suivant

J’ai été dans une relation toxique pendant plusieurs années